Berliet

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XXVI
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Constructeur français de véhicules industriels (camions, cars, véhicules militaires), très présent en Afrique au XXᵉ siècle. Ses gros camions, robustes, marquent durablement le paysage routier du Congo/Zaïre, jusque tard dans l’époque mobutiste.

Le GBC 8 est né pour le désert : la « Gazelle », conçue par la maison lyonnaise pour la prospection pétrolière, se consacre lors de la mission Ténéré de 1959, neuf camions traversant le Sahara. L’armée française en tire le GBC 8 KT, K pour moteur polycarburant, T pour tactique, cabine torpédo aux lignes anguleuses : seize mille cinq cents exemplaires, trente ans de service, et Lino Ventura à son volant dans Cent mille dollars au soleil. Réformés, beaucoup ont pris le chemin de l’Afrique pour une seconde vie sur les pistes, où l’increvable six-roues motrices s’est réparé, rafistolé et surchargé pendant des décennies encore.

Dans le roman

Le camion de Vital était un antique Berliet GBC 8 KT, comme certains des fula-fula qui traversaient Kinshasa. Posée sur six roues fourbues, sa carcasse accumulait la mémoire des pistes du Congo. Sur les flancs, à travers la poussière, se lisait d’une calligraphie tremblante : C’est Dieu qui conduit – les pilotes de ligne détenaient aussi leur formule : Seul maître à bord après Dieu. Chap. XXVI.

Après avoir franchi les faubourgs de Kin encore brumeux, le Berliet, bâche trouée claquant au vent, s’engageait sur la RN1 : deux mille six cents kilomètres reliant, d’est en ouest, Banana à Lubumbashi. Chap. XXVI.

Parfois le Berliet arrivait quand la nuit avait déjà drapé la ville : une crevaison, un enlisement ou la pluie, la pluie… la pluie. Chap. XXVI.

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Camion Berliet GBC 8 KT de l’armée française. Photo : Pierre Delattre.
Camion Berliet GBC 8 KT de l’armée française. Photo : Pierre Delattre.