Le lait chocolaté bordelais, né en 1954 à la laiterie de la Benauge ; la petite bouteille brune des foyers et des cafés.
Tout part d’une laiterie de la rive droite de Bordeaux, la Benauge, tenue par les familles Lanneluc et Lauseig. Au retour d’un voyage aux Pays-Bas, où il a vu le succès des laits aromatisés, Robert Lauseig mélange du lait, du cacao et du sucre, stérilise le tout, et baptise l’affaire en soudant « cacao » et « lacté » : Cacolac naît en 1954, vendu en petite bouteille brune par camionnettes, puis dans les cafés, où il s’installe pour toujours. La recette n’a pas bougé, l’usine est à Léognan depuis 2000, et la marque, restée girondine, se raconte volontiers en village gaulois du lait chocolaté. Générations de goûters, de comptoirs et de foyers de pensionnats : la bouteille est un madeleine à bouchon.
Dans le roman
Sur le côté de la cour, on pouvait s’abriter sous un préau, les jours de pluie. On y jouait souvent à la pelote basque. Derrière, c’était le foyer, accessible durant les récréations et en soirée, pour un Cacolac bien frais ou une chocolatine encore tiède. Chap. XXIV.
