Petit coquillage blanc, autrefois utilisé comme monnaie, puis comme parure.
Pêché d’abord aux Maldives, le cauri (Monetaria moneta) fut sans doute la monnaie la plus répandue de l’histoire : la Chine s’en servait il y a trois mille ans, les caravanes arabes l’introduisirent en Afrique dès le VIIIᵉ siècle, et les négriers européens en firent, par tonnes, la monnaie de la traite sur la côte de Guinée. Identique, imputrescible, infalsifiable, il se comptait par cordons de quarante et par sacs de milliers. Retiré de la circulation, il n’a pas quitté les mains : cousu aux parures, jeté par les devins, il reste l’un des signes les plus anciens de la richesse et du destin africains.
Dans le roman
Il [le nganga] portait un bracelet de billes colorées à chaque poignet et un collier de cauris à trois rangs. Chap. IV.
L’une d’elles portait au poignet un petit bracelet de cauris avec un éléphant pour pendentif. Chap. XXXIX.
Vital l’avait emportée [la main] à Kikwit. Il l’avait glissée, en pleurant, dans le cercueil d’Ilonga, mais en pleurant de joie. Après soixante-dix ans, la petite fille retrouvait son bracelet de cauris. La vieille dame reposait dans la totalité. Chap. LIV.
