Grand peuple d’Afrique de l’Ouest, installé autour de Benin City (actuel État d’Edo, Nigeria), fondateur du royaume du Bénin, célèbre pour ses bronzes et son art de cour.
Edo est aussi le nom de leur capitale, la ville-mère du royaume du Bénin, protégée par un réseau de murailles et de fossés parmi les plus vastes ouvrages de terre jamais élevés. Le 9 février 1897, une expédition punitive britannique de mille cinq cents hommes, appuyée par des navires de guerre, en force les murs ; la ville est pillée puis incendiée, l’oba déposé, et des milliers de bronzes et d’ivoires de cour prennent le chemin des musées d’Europe et d’Amérique, où la plupart se trouvent encore. La ville renaîtra sous le nom de Benin City ; le peuple, lui, a gardé le sien.
Dans le roman
Idia, guérisseuse respectée, prend pour époux le roi Ozolua, oba du Bénin et chef du peuple Edo, lui donnant pour fils Esigie. Sous le règne de ce conquérant infatigable, le royaume s’étend de manière considérable. Chap. X.
Le 9 février 1897, les légions britanniques dirigées par l’amiral Harry Rawson atteignent Edo. La ville, protégée par ses célèbres murailles de vingt mètres de haut et de trois mètres d’épaisseur – les plus longues jamais construites en Afrique –, est prête à résister. Chap. X.
Edo, consumée par les flammes, est réduite en cendres. Comme le sera bientôt Édith. Chap. X.