Capitale de la République démocratique du Congo (RDC) et du pays sous chacun de ses noms depuis la colonie, sur la rive gauche du fleuve. Anciennement Léopoldville.
Le nom vient d’un village qui occupait le site avant la ville coloniale. Capitale de la colonie depuis les années 1920, quand Boma lui cède le titre, la ville l’est restée sous tous les noms du pays : République du Congo en 1960, République démocratique du Congo en 1964, Zaïre en 1971, République démocratique du Congo de nouveau depuis 1997. Adopté en 1966, dans la première vague d’africanisation des noms, il désigne aujourd’hui l’une des plus grandes métropoles d’Afrique : la ville de la rumba, de la SAPE et du lingala, que ses habitants appellent Kin, Kin la belle. Héritière de la ville double de la colonie, la ville européenne d’un côté, la cité de l’autre, elle compte aujourd’hui près de dix-huit millions d’habitants : la première ville francophone du monde, où le français est la langue de l’école et de l’État, le lingala celle de la rue. Face à elle, de l’autre côté du fleuve : Brazzaville, première ville de l’autre Congo, ancienne colonie française. Kinshasa et Brazzaville sont les deux capitales les plus proches du monde, si l’on excepte Rome et le Vatican, l’une dans l’autre.
Dans le roman
En mai 1966, Édith Ernoult prit le patronyme de Robert. Cette année-là, la ville aussi changea de nom : Léopoldville devint Kinshasa. Je restais François Ernoult ; je portais un matronyme. Chap. XIX.
