Problème, difficulté, ennui, désordre, tracas, embrouilles.
Le mot roule dans toute l’Afrique centrale et de l’Est (le swahili l’a mondialisé par un certain hakuna matata) ; à Kinshasa, il dit l’embrouille sous toutes ses formes : la dispute, la complication, l’ennui qui s’invite. On le conjure d’un sourire. Entre le malamu qui va bien et le matata qui menace, la conversation kinoise tient son équilibre.
Dans le roman
Les filles des autres continents évitaient toujours avec diplomatie les matata, les problèmes, avec les Zaïroises. Chap. XXIII.
Ange, la sentinelle du voisin, Romolo Galli, arrivait quand Pedro avait fini de manger. Pedro le saluait : « Mbote !
— Sango nini ? demandait l’autre, “Comment ça va ?” »
Et Pedro répondait, équanime : « Nazali malamu. » Ça allait toujours bien, toujours malamu, avec le sourire, jamais de matata. La conversation s’arrêtait là, chacun vaquait à ses occupations ; elle reprendrait plus tard dans la nuit, entre deux gorgées de bière, pour rompre l’ennui. Chap. XXX.