Quéléa

Quéléa

Catégorie
Faune & flore
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Chapitres
LIV

Le travailleur à bec rouge, petit tisserin des savanes ; sans doute l’oiseau sauvage le plus nombreux du monde.

Le quéléa, Quelea quelea, est un passereau de douze centimètres au plumage de moineau et au bec rouge vif, de la famille des tisserins. Sa force est le nombre : avec une population estimée à un milliard et demi d’individus, il passe pour l’oiseau sauvage le plus abondant de la planète. Il vit en nuées de centaines de milliers de têtes, dont le passage sur un point d’eau peut durer des heures, et niche en colonies qui chargent les arbres de milliers de nids tressés. Granivore en armée, il fond sur le mil, le sorgho et le riz, ce qui lui vaut son surnom de mange-mil, des comparaisons avec le criquet et des campagnes d’extermination aussi violentes que vaines. Ses colonies, garde-manger suspendu, ont toujours été pillées : par les marabouts, les rapaces, et les hommes.

Dans le roman

À quoi ressemblait Kinshasa, aujourd’hui ? Serais-je déçu ? Les marabouts auraient-ils gobé les petites graines de souvenirs que j’avais semés dans mon enfance, comme ils pillaient les nids des quéléas ? Cinq ans avaient passé depuis mon départ de Kin. Cela m’avait paru une éternité. Une ville peut-elle changer en cinq ans ? À quel point ? Chap. LIV.

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Quéléa. Photo : Charles J. Sharp.
Quéléa. Photo : Charles J. Sharp.