Ebale ya Zaïre, le fleuve Zaïre, n’est pas de Franco : elle est signée Simaro Lutumba, le poète de l’orchestre, et chantée par Sam Mangwana. Le titre annonce le fleuve ; le poète, lui, s’intéresse à ce qu’il charrie plutôt qu’à son cours.
Dans le roman
Les Zaïrois n’avaient plus que la musique et la danse pour tenter d’oublier la misère, d’ignorer la dictature et d’exorciser l’angoisse d’un avenir incertain. Zaïko Langa Langa ne faisait que grimper en popularité depuis son fameux concert du match de boxe. Papa Wemba avait quitté le groupe pour fonder Viva la Musica et démarrait très fort. L’orchestre de soukous, Empire Bakuba, mettait le feu dans les salles avec ses danses d’animation. Théo Blaise Kounkou avait pris son essor. Et OK Jazz comptait désormais une quarantaine de musiciens. Tous ces orchestres commençaient à gravir avec succès les marches d’une carrière internationale. Chap. LIV.