Avocatier

Avocatier

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Faune & flore
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Chapitres
XXXIX
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L’arbre de l’avocat, venu du Mexique ; jusqu’à vingt mètres d’ombre épaisse sous les tropiques.

L’avocatier, Persea americana, de la famille du laurier, vient des montagnes du Mexique et d’Amérique centrale, où l’archéologie fait remonter sa fréquentation à dix mille ans. Son nom descend du nahuatl ahuacatl, que les Aztèques prêtaient aussi, dit-on, par analogie de forme, à une partie de l’anatomie masculine. Les Espagnols l’ont semé sur tous les tropiques ; l’arbre monte à vingt mètres quand on le laisse faire, sept à dix en verger, et son feuillage persistant fait l’une des ombres les plus denses du jardin. On le plante pour ses fruits ou pour son ombre : il arrive que les deux servent à autre chose qu’au déjeuner.

Dans le roman

À travers le torchis fissuré des cases suintait la lueur orangée des foyers. Des feuilles de raphia formaient leurs toits pentus. Sur l’un d’eux, un marabout au cou chauve étendait ses ailes envahissantes ; leur ombre courait sur plusieurs mètres. C’était la demeure du nganga, le féticheur, à l’abri d’un avocatier. Il était accroupi sur le seuil, le visage recouvert d’une tête de phacochère. Ses yeux fouillaient mon âme. Contre sa poitrine pendaient des amulettes. À ses côtés : un caracal efflanqué, un tas d’os rongés et quelques plumes éparses. Chap. XXXIX.

Les palmiers s’agitaient. Ma vision se dédoublait. L’avocatier disparut. Chap. XXXIX.

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Avocatier. Photo : B.navez.
Avocatier. Photo : B.navez.
Comment manger l’avocat.