L’herbe géante qui donne bananes et plantains ; ses feuilles servent d’assiettes, d’emballages et de pirogues.
Le bananier n’est pas un arbre : c’est la plus grande herbe du monde, jusqu’à neuf mètres, dont le tronc n’est qu’un fourreau de gaines de feuilles enroulées. Domestiqué en Asie du Sud-Est et en Océanie il y a des millénaires, il a traversé l’océan Indien assez tôt pour que l’Afrique en fasse l’un de ses greniers, des hautes terres de l’Est aux plantains du bassin du Congo. Chaque pied ne fructifie qu’une fois, donne son régime et meurt, remplacé par ses rejets ; et ses feuilles immenses, souples, imperméables, sont l’emballage universel des tropiques : assiette, papillote, toiture d’appoint, et, pliées avec art, pirogues de réception.
Dans le roman
Dans le jardin d’une maison où nous vivions à Kin, au bord d’une rivière, poussaient, entre autres, un bananier, un papayer et un palmiste. Les bananes étaient accessibles à la main, les papayes à l’aide d’une échelle. Chap. XXIV.
Lorsque sa cigarette était terminée, il [Pedro] dépliait la feuille de bananier dans laquelle se trouvait son dîner encore chaud. Chap. XXX.
Ces petites brochettes, décorées de fleurs de bissap d’un rouge absolu qui ajoutent avec bonheur une note acidulée, sont arrangées dans des feuilles de bananier pliées en forme de pirogues. Chap. XLI.
