Domestique des maisons coloniales.
Le boy, c’est le domestique des maisons coloniales – cuisinier, homme de ménage, garçon de courses –, un homme adulte que le mot anglais, essaimé dans toutes les colonies, maintient en enfance. Le Congo belge en a fait une institution, avec sa hiérarchie, sa boyerie à l’écart de la maison principale, et ce possessif qui dit tout : mon boy, notre boy. L’Indépendance n’a pas emporté le mot, qui a longtemps survécu dans les maisons des expatriés.
Dans le roman
C’est là que vivaient Vital, notre boy, Pedro, notre sentinelle, Hortense, la mama de Sylvain, et tous les domestiques, les chauffeurs, les ouvriers, les employés du bas de l’échelle sociale de Kinshasa. Chap. XXV.
Avec enthousiasme, Vital proposait ses services à chaque Blanc qu’il croisait : « Patron, je veux bien être ton boy. » Chap. XXVI.