Concession

Concession

Langue
français colonial
Catégorie
Mots & expressions
Chapitres
XVIXXVIXXXIXLIII

Territoire dont l’État cède l’exploitation à une compagnie privée.

Dans le Congo léopoldien, la concession est la clef de voûte du système : l’État s’est déclaré propriétaire des terres dites vacantes et en cède l’exploitation à des compagnies (l’ABIR ou l’Anversoise pour le caoutchouc, la Forminière pour le diamant, les Huileries du Congo belge pour l’huile de palme, entre autres). Leur pouvoir va bien au-delà du commerce : lever l’impôt en nature, recruter la main-d’œuvre, entretenir des milices, la Force publique venant en renfort quand elles ne suffisent pas. Le principe survivra à Léopold II, sous des formes adoucies, jusqu’à la fin de la colonie.

Dans le roman

Fine. Bienvenue dans la province du Kwilu. Concession HCB. Territoire de Kikwit. Ses collines verdoyantes, ses cours d’eau poissonneux, ses palmiers sauvages et généreux… Exploitation de Lever Brothers. » Chap. XLIII.

Bye-bye, les investissements étrangers. Les concessions, les filiales, les entreprises locales… toutes les sociétés des Blancs seront soit reprises par des incompétents qui cumuleront les erreurs de gestion, soit confiées à des proches du président qui piqueront dans la caisse. Chap. XXXI.

Archives

Répartition des concessions dans l’État indépendant du Congo au 1er janvier 1889. Archives Hubert Droogmans.
Répartition des concessions dans l’État indépendant du Congo au 1er janvier 1889. Archives Hubert Droogmans.