Compagnie concessionnaire du caoutchouc dans l’État indépendant du Congo (sigle : ABIR).
Fondée en 1892, elle reçoit en concession les bassins de la Lopori et de la Maringa, au cœur de la forêt équatoriale. La méthode tient en peu de mots : un quota de caoutchouc par village, des sentries armés pour le faire respecter, les otages et la chicotte pour les retardataires. Les profits sont vertigineux, les villages se vident, la forêt se referme sur les récolteurs. Le scandale, documenté notamment par le consul britannique Roger Casement, contribue à faire tomber le régime léopoldien ; la compagnie abandonne la récolte directe dès 1906.
Dans le roman
Il compta les sacs de caoutchouc alignés sur une natte : quarante-neuf. Le chef de poste, De Meersman, un Belge cupide, avait fixé le quota à cinquante. Payé au rendement, il supervisait la production de ce secteur de l’Anglo-Belgian India Rubber Company. Chap. XXVI.
Certains soirs, de façon irrégulière, un cinquième larron s’ajoutait à la compagnie : Edward Barlow, un Anglais, ancien agent de l’Anglo-Belgian India Rubber Company, puis d’Unilever. Chap. XXXI.
