Compagnie aérienne congolaise de fret, active à la fin des années 1960 et au début des années 1970, spécialisée dans le transport de marchandises, notamment de produits périssables.
À l’époque, le fret aérien africain vole sur les surplus de la Seconde Guerre mondiale : des bimoteurs Curtiss C-46 rachetés d’occasion, réputés porter n’importe quoi n’importe où, et pilotés par des équipages qui apprennent le métier cargaison après cargaison. Dans un pays grand comme l’Europe occidentale et presque sans routes, ces compagnies sont les artères du ravitaillement : les vivres frais montent vers les villes minières, et tout ce qui se vend redescend.
Dans le roman
Huit mois plus tard, il revint, la précieuse licence contre sa poitrine, et se fit embaucher chez Congofrigo, une compagnie aérienne de fret. Chap. III.
Congofrigo transportait tous types de marchandises : des fruits et légumes, de l’outillage, de la viande… et même des animaux vivants : des crocodiles à la gueule scellée de solides brins d’herbe, des singes stressés par la stridence des moteurs, des lions nonchalants et blasés, un jeune éléphant blessé… une fois, un couple de guépards que le chef d’État tchadien François Tombalbaye offrait au président Mobutu. Chap. III.
Robert, ex-CDB DC10, est parti pour son dernier vol jeudi. Il avait commencé sa carrière à Congofrigo sur Curtiss C46, puis Air Congo, Air Zaïre, sur DC4, Fokker 27, B737 et DC10. Chap. VIII.
