Ancien nom de l’hôpital général de Kinshasa, baptisé en 1972 du surnom de la mère de Mobutu (Mama Yemo). Les premiers pavillons de l’Hôpital pour indigènes sont ouverts en 1924. Les pavillons de la maternité sont construits en 1949.
Tout commence en 1912 par un dispensaire pour les autochtones, qui grandit pavillon par pavillon : l’Hôpital pour indigènes ouvre en 1924, réservé aux Congolais de la ville coloniale, et la maternité s’y ajoute en 1949 ; c’est là que naissent, pendant un demi-siècle, la plupart des enfants de Léopoldville puis de Kinshasa. Devenu Hôpital général de Kinshasa en 1965, il prend en 1972, dans l’élan de l’authenticité, le surnom de la mère du président, Mama Yemo ; le plus grand hôpital public du pays, deux mille lits, gardera ce nom jusqu’à la chute du régime. Redevenu Hôpital général, longtemps délabré, il a été reconstruit et rebaptisé Centre hospitalier universitaire Renaissance en 2023. Pour les Kinois d’un certain âge, il reste Mama Yemo, comme on garde le nom de sa mère.
Dans le roman
Nous sommes nés tous les trois à la maternité de Mama Yemo : moi, l’aîné, à Léopoldville au Congo, Vincent à Kinshasa au Congo et Sylvain à Kinshasa au Zaïre. La même maternité, le même gynécologue, pour trois dénominations géographiques différentes sur nos actes de naissance. Chap. XLV.