Le palmier à huile ; le mot désigne aussi l’amande de sa noix.
Le palmiste, c’est l’Elaeis guineensis, le palmier à huile du golfe de Guinée : un stipe droit et annelé, haut de vingt à trente mètres dans la nature, moitié moins en plantation, une couronne de palmes de cinq mètres, et des régimes qui portent jusqu’à mille cinq cents noix. Chaque noix donne deux huiles : la pulpe orange livre l’huile de palme, celle de la moambe ; l’amande, qu’on appelle aussi palmiste, une huile blanche qui fait les savons et les margarines. L’arbre nourrit l’Afrique tropicale depuis toujours, et c’est sur lui que les Huileries du Congo belge ont bâti leur empire, cercles de concession et travail imposé compris. Au jardin, il reste ce qu’il a toujours été : l’arbre qui donne la sauce.
Dans le roman
Dans le jardin d’une maison où nous vivions à Kin, au bord d’une rivière, poussaient, entre autres, un bananier, un papayer et un palmiste. Les bananes étaient accessibles à la main, les papayes à l’aide d’une échelle. Mais pour profiter des noix de palme, qui servaient à la confection de la moambe, le plat traditionnel du Zaïre, Édith convoquait un professionnel. L’homme grimpait, avec agilité, le long du stipe avec lequel il s’était encerclé dans une large sangle en bambou, et de quelques coups de machette faisait tomber un régime. Chap. XXIV.
