Danse dérivée de la rumba congolaise, plus rapide et plus secouée.
Prenez la rumba, pressez le tempo, coupez les couplets, gardez le meilleur : le sebene, cette longue partie instrumentale où les guitares s’affolent et où les danseurs suivent. Le mot vient du français « secousse ». Né dans les années 1960, roi des pistes les deux décennies suivantes, le soukous s’exporte avec la diaspora jusqu’aux studios de Paris, d’où il arrose toute l’Afrique. Dans les nganda de Kinshasa, on ne l’analyse pas : on le danse.
Dans le roman
Au soir, sous les lampions vacillants, les orchestres les plus talentueux prenaient le relais dans les nganda, brassant la rumba, le soukous, jusqu’à la mousse, à coups de crissements de guitares, de glissés de cuivres, de percussions qui claquent. Chap. XXV.
L’univers d’Empire Bakuba mêlait avec science rumba zaïroise et rythmes du Kasaï et s’imposait dans le soukous. Chap. LV.
