Rythme de caisse claire du soukous, moteur du sebene.
Tout part d’un train. En 1971, le chanteur Evoloko Jocker rentre d’un voyage entre Brazzaville et Pointe-Noire, la tête pleine du roulement des rails ; le batteur de Zaïko Langa Langa, Meridjo Belobi, en tire un motif de caisse claire qui galope : le cavacha. À Kinshasa, on l’appelle aussi masini ya Kauka, « le moteur de Kauka », du nom du quartier de Meridjo, où sifflent justement les trains de l’Onatra. Le rythme prend toute la place dans le sebene, cette section où les guitares s’affolent ; bientôt, tout le soukous roule dessus, de Kinshasa à Abidjan. Un rythme si contagieux qu’il se reconnaît à la première mesure : les jambes comprennent avant les oreilles.
Dans le roman
Les gens dans la rue, sans s’en rendre compte, adaptaient leur foulée à son rythme, marchant ou courant : l’emprise du cavacha. Chap. XXV.
Archives
Quatre variantes de cavacha à la batterie. DejjiJJ, 2022, licence Creative Commons.
