Compagnie minière du Congo belge, maîtresse du diamant du Kasaï.
La Société internationale forestière et minière du Congo, autrement appelée Forminière, naît en 1906, dans le dernier souffle de l’État léopoldien. Elle cherche de l’or ; elle trouve du diamant : un premier cristal dans les graviers du Kasaï en 1907, près de Tshikapa, reconnu deux ans plus tard, exploité à partir de 1913. Tshikapa devient son siège et la capitale du diamant de joaillerie. En 1918, un géologue écossais trouve d’autres pierres sur la Bushimaie, autour de Bakwanga : le gisement appartient à la Société minière du Bécéka, mais c’est la Forminière qui en dirige l’exploitation, et de ces carrières à ciel ouvert sort bientôt l’essentiel du diamant industriel du monde. À l’indépendance, la compagnie passe la main à la MIBA, la Société minière de Bakwanga, filiale congolaise de la Bécéka. Les pierres, elles, continuent de sortir de la terre la plus retournée du pays.
Dans le roman
« Quand j’ai débarqué à Bakwanga, j’avais deux chemises et beaucoup d’illusions. La Forminière, c’était un conte de fées pour adultes : des carrières à ciel ouvert. Les diamants, c’est comme les secrets de famille : on les trouve toujours là où la terre a été le plus retournée. » Chap. LII.
J’ai changé d’enseigne, pas de métier. Intermédiaire pour la MIBA, la fille de Forminière. Près de soixante pour cent de la production mondiale de diamants… malgré les détournements. Chap. LII.