Ovọnramwẹn Nọgbaisi

Ovọnramwẹn Nọgbaisi

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Le dernier oba indépendant du Bénin (règne 1888-1897), déposé par l’expédition britannique et mort en exil.

Fils de l’oba Adọlọ, il prend à son intronisation, en 1888, le nom d’Ovọnramwẹn Nọgbaisi : « le Soleil levant qui s’étend sur tout ». Il hérite d’un royaume prospère, ivoire, caoutchouc, huile de palme, et tente de le tenir fermé aux appétits britanniques, jusqu’au traité de protection qu’on lui arrache en 1892. Après l’affaire Phillips de janvier 1897, l’expédition punitive de l’amiral Rawson prend Edo en février, incendie la ville et pille les bronzes ; l’oba, six mois en fuite dans la forêt, revient se rendre en grand apparat le 5 août 1897, paré de corail et suivi de centaines des siens. Jugé, déposé, il est exilé à Calabar, où il meurt en janvier 1914 ; son fils, intronisé la même année sous le nom d’Eweka II, retrouvera un trône sous tutelle. Le Soleil levant s’était couché à l’est de son royaume.

Dans le roman

Mais les crises de succession et les luttes de pouvoir affaiblissent le pays. Néanmoins, lorsque Ovọnramwẹn Nọgbaisi accède au trône en 1888, il se trouve à la tête d’une affaire florissante qui attise la convoitise des puissances coloniales : ivoire, caoutchouc, huile de palme… Chap. X.

Archives

L’
L’oba Ovọnramwẹn Nọgbaisi entouré de ses épouses, la reine Egbe (à gauche) et la reine Aighobahi (à droite), entre 1898 et 1913. Collection des Archives nationales du Royaume-Uni.