Massy

Massy

Artiste

Théo Blaise Kounkou

Année
1978
Registre
Musique zaïroise
Chapitre

LIV

Encore un prénom en guise de titre, et c’est la règle plutôt que l’exception : la rumba congolaise fonctionne à la dédicace. Chanter le nom de quelqu’un, c’est le faire exister devant toute une ville, et cela s’offre, se demande, parfois s’achète. Aucune autre musique populaire n’a fait du simple fait de nommer un genre à part entière.

Dans le roman

Les Zaïrois n’avaient plus que la musique et la danse pour tenter d’oublier la misère, d’ignorer la dictature et d’exorciser l’angoisse d’un avenir incertain. Zaïko Langa Langa ne faisait que grimper en popularité depuis son fameux concert du match de boxe. Papa Wemba avait quitté le groupe pour fonder Viva la Musica et démarrait très fort. L’orchestre de soukous, Empire Bakuba, mettait le feu dans les salles avec ses danses d’animation. Théo Blaise Kounkou avait pris son essor. Et OK Jazz comptait désormais une quarantaine de musiciens. Tous ces orchestres commençaient à gravir avec succès les marches d’une carrière internationale. Chap. LIV.

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