Quatre ans après la fondation, Viva La Musica est devenu à son tour une école d’où l’on part : Emeneya, Rigo Star et quelques autres y font leurs classes avant d’aller fonder les leurs. Papa Wemba reproduit sans y penser ce qu’il avait infligé à Zaïko, et c’est ainsi que Kinshasa fabrique ses orchestres : par départ, jamais par succession.
Dans le roman
Les Zaïrois n’avaient plus que la musique et la danse pour tenter d’oublier la misère, d’ignorer la dictature et d’exorciser l’angoisse d’un avenir incertain. Zaïko Langa Langa ne faisait que grimper en popularité depuis son fameux concert du match de boxe. Papa Wemba avait quitté le groupe pour fonder Viva la Musica et démarrait très fort. L’orchestre de soukous, Empire Bakuba, mettait le feu dans les salles avec ses danses d’animation. Théo Blaise Kounkou avait pris son essor. Et OK Jazz comptait désormais une quarantaine de musiciens. Tous ces orchestres commençaient à gravir avec succès les marches d’une carrière internationale. Chap. LIV.