555

555

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XXXILIILV

Abréviation courante de State Express 555, marque de cigarettes d’origine britannique.

Dans la hiérarchie tabagique que le roman dresse au chapitre LV, la 555 occupe le sommet accessible : la britannique de luxe, celle des expatriés et des cadres zaïrois, un cran au-dessus des marques américaines dans l’ordre du prestige discret. Elle est surtout, à la barza, l’attribut d’un seul homme : Edward Barlow, dont elle épouse le flegme, jusqu’au soir de pénurie où le paquet vide l’oblige à déchoir dans les Belga de l’Italien. La marque comme signature de personnage.

Dans le roman

Ted Barlow ne serrait pas les mains. Il se contentait d’un « Evening, gents. » à la cantonade, avant de s’asseoir à sa place. Puis il portait une cigarette 555 à ses lèvres et grattait une allumette. Chap. XXXI.

Avec 555, britannique elle aussi, on entrait dans la gamme des cigarettes de luxe réservées aux élites : expatriés et cadres zaïrois. J’ai toujours connu le flegmatique Edward Barlow lui restant fidèle. Chap. LV.

Barlow, qui avait terminé son paquet de 555, piocha dans les Belga de l’Italien. Chap. XXXI.

Archives

Un paquet de 555 de 1945. Collection du musée de Rotterdam.
Un paquet de 555 de 1945. Collection du musée de Rotterdam.