Chocolatine

Chocolatine

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XXIV
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Le nom que le Sud-Ouest donne au pain au chocolat ; à Bordeaux, il n’y a pas débat.

La viennoiserie descend du Schokoladencroissant qu’August Zang, boulanger autrichien, vendait à Paris dès la fin des années 1830 ; prononcé à l’autrichienne, le mot aurait donné « chocolatine », que la France entière employa avant que « pain au chocolat » ne s’impose partout, sauf dans le grand Sud-Ouest, de La Rochelle à Toulouse, qui n’a jamais cédé, et au Québec, qui a suivi. Dans les boulangeries d’Aquitaine, plus de neuf clients sur dix demandent une chocolatine ; le reste du pays peut bien voter autrement, à Bordeaux le mot fait partie des murs, au même titre que la pierre blonde.

Dans le roman

Sur le côté de la cour, on pouvait s’abriter sous un préau, les jours de pluie. On y jouait souvent à la pelote basque. Derrière, c’était le foyer, accessible durant les récréations et en soirée, pour un Cacolac bien frais ou une chocolatine encore tiède. Chap. XXIV.

À Tivoli, ne grouillaient pas que des minets. Certains juraient plutôt par Chevignon ou Benetton, comme Étienne, très populaire dans le secondaire, qui dealait en dilettante, la boucle d’oreille en feuille de cannabis, quelques grammes de shit par-ci par-là dans le seul but de s’offrir un supplément de chocolatines. Chap. XXIV.

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La chocolatine, vedette des viennoiseries. Photo : Luc Viatour.
La chocolatine, vedette des viennoiseries. Photo : Luc Viatour.