(1887-1951). Prédicateur congolais fondateur en 1921 d’un mouvement religieux qui donnera naissance au kimbanguisme. Accusé de menacer l’ordre colonial par ses prêches et ses guérisons, il est condamné par un tribunal militaire et meurt après près de trente ans de détention à Élisabethville.
Six mois de ministère, trente ans de prison : tout le destin de Kimbangu tient dans ce rapport. Le 6 avril 1921, à Nkamba, son village du Bas-Congo, ce catéchiste baptiste impose les mains à une malade ; les guérisons se multiplient, les foules désertent plantations et missions pour accourir vers lui. Arrêté en septembre, condamné à mort pour sédition, il voit sa peine commuée par le roi Albert et disparaît dans la prison d’Élisabethville, à plus de mille kilomètres des siens, jusqu’à sa mort en 1951. Son église, entrée en clandestinité, ne sera reconnue qu’en 1959 ; elle est devenue l’une des plus grandes Églises indépendantes d’Afrique, et Nkamba sa Jérusalem.
Dans le roman
Ils avaient croisé une procession de kimbanguistes, tout de blancs vêtus, coiffes d’un vert soutenu, précédés d’une joyeuse fanfare dont les musiciens étaient en costumes d’un vert identique. Chap. XXV.
