Hymne national du Zaïre entre 1971 et 1997. Chant diffusé dans les écoles, au cinéma et à la radio avant chaque cérémonie officielle.
Un hymne est fait pour mettre debout. Celui-ci sert à immobiliser : garde-à-vous obligatoire à la montée des couleurs, même pour les piétons, et l’arrestation pour qui déroge. Le chant de la nation est devenu un instrument de péage. L’écho arrive vingt-quatre chapitres plus loin, le jour de la fête nationale : « Mon indépendance à moi restait coincée dans ma gorge jusqu’à l’étouffement, sans hymne et sans drapeau. » Le pays a un chant qui arrête les passants ; l’enfant n’a pas de chant du tout.
Dans le roman
Ils dressaient des barrages sans raison ou arrêtaient les gens pour des infractions imaginaires, même les piétons, s’ils ne se mettaient pas au garde-à-vous à la montée des couleurs quotidienne rythmée par La Zaïroise. Chap. XXIII.
