Congolais jugé « occidentalisé » par l’administration coloniale.
L’évolué, dans le Congo belge, c’est le Congolais que l’administration juge suffisamment « occidentalisé » : il lit et écrit le français, vit en monogamie, travaille salarié, s’habille à l’européenne. La colonie lui délivre des attestations – carte du mérite civique en 1948, immatriculation en 1952 – qui promettent une égalité jamais advenue : l’évolué reste un sujet, sommé de prouver sans fin son « degré de civilisation », jusque dans son salon, que des commissions viennent inspecter. C’est pourtant de ce purgatoire administratif que sortiront les cadres de l’Indépendance, Patrice Lumumba en tête.
Dans le roman
Ils ont commencé par massacrer plus de deux mille opposants congolais, des évolués. Ça se passait sous la statue de Lumumba. Chap. XLVII.
Mon géniteur était donc peut-être un Congolais… ou un Zaïrois, s’il était encore vivant. Un intellectuel, un « évolué », un homme politique… ce Patrice Lumumba, dont ils parlaient souvent, pourquoi pas. Chap. XLVII.