Zaïre 74

Zaïre 74

Zaïre 74 : trois nuits où Kinshasa fut la capitale des musiques noires. L’idée vient de deux amis de conservatoire, le trompettiste sud-africain Hugh Masekela et le producteur américain Stewart Levine ; Don King et Mobutu en font la vitrine du combat du siècle. Sur la scène du stade du 20-Mai se succèdent James Brown, B. B. King, Bill Withers, Celia Cruz avec les Fania All Stars, Miriam Makeba, The Crusaders, The Spinners et face à eux le Zaïre au complet, l’OK Jazz de Franco, Tabu Ley Rochereau, Abeti, le Trio Madjesi – soixante à quatre-vingt mille spectateurs chaque soir.

L’ironie de l’affaire : le combat que le festival devait précéder de trois jours s’est dérobé. Foreman se blesse à l’entraînement, le match glisse au 30 octobre, et la musique joue quand même, orpheline de son prétexte. Les images attendront plus de trente ans pour devenir le documentaire Soul Power ; les enregistrements des artistes africains, retenus par des querelles de droits, ne sortiront qu’en 2017.

Dans le roman

Ce match s’annonçait comme l’acmé d’un festival au cours duquel on put entendre, entre autres, James Brown, B. B. King et Miriam Makeba. Toute la ville s’électrisait. Chap. XXIII.

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Le making-of du festival Zaïre 74. Documentaire.