Petite barre de cuivre ou de laiton utilisée comme monnaie le long du fleuve Congo ; selon les peuples, le fil se portait aussi tordu en bracelets ou tressé, comme chez les Teke. L’État indépendant en fixa la valeur à quinze centimes en 1886.
Dans le roman
Adossé au mur d’en face, un buffet croulait sous les souvenirs : un casque colonial modèle 1886 aux sangles craquelées, un couteau de camp, un tournevis, une croix du Katanga, un masque songye, une défense de phacochère, une gourde en aluminium cabossée, une paire de jumelles Voigtländer, une boîte de munitions vide, une molaire d’hippopotame, un gris-gris, un mitako, un bout de corde usée, un lingot de caoutchouc, un éclat d’ivoire, un pot de graisse automobile… et un carnet militaire patiné, celui qui l’avait accompagné durant ses deux années de service dans la milice italienne coloniale d’Érythrée, à Massawa… avant d’arriver à Boma, recruté par les Belges. Chap. XLIII.
