Intervention belgo-américaine du 24 novembre 1964 pour libérer les otages de Stanleyville.
À l’été 1964, la rébellion simba tient l’est du pays et retient à Stanleyville des centaines d’otages étrangers, boucliers humains d’un régime aux abois. À l’aube du 24 novembre, les paracommandos belges sautent des avions américains sur la ville, pendant qu’une colonne de mercenaires et de gendarmes katangais converge par la route. La plupart des otages sont sauvés ; des dizaines meurent dans l’assaut, et la reprise de la ville se paie de milliers de morts congolais. L’opération, doublée deux jours plus tard de Dragon noir sur Paulis, scandalise la moitié du monde : l’ancienne puissance coloniale est revenue en armes, quatre ans après le départ. Un an jour pour jour plus tard, Mobutu choisit la date pour son coup d’État : le 24 novembre devient deux fois une date.
Dans le roman
— Opération Dragon rouge… avec le soutien des Américains, des mercenaires et des gendarmes katangais, précisa Van der Meersch, qui aurait tant aimé en être. Chap. XLVII.
Jusqu’à ce que Mobutu mette tout le monde d’accord par un coup d’État, un an jour pour jour après Dragon rouge. Chap. XLVII.
