L’arbre de la papaye, venu d’Amérique tropicale, planté dans tous les jardins des tropiques.
Le papayer, Carica papaya, n’est pas tout à fait un arbre : une grande herbe arborescente de deux à dix mètres, au tronc creux et tendre, coiffée d’un parasol de feuilles découpées, qui pousse en deux saisons et fructifie sans attendre. Parti d’Amérique centrale avec les navigateurs ibériques, il a conquis toutes les ceintures tropicales, où on le plante contre la clôture comme on met une poule au poulailler : pour le rendement. Ses fruits pendent en grappe contre le tronc, verts puis orangés, à cueillir à l’échelle ; son latex attendrit la viande, ses graines poivrent, et son ombre légère suffit à abriter une cabane d’enfants.
Dans le roman
Dans le jardin d’une maison où nous vivions à Kin, au bord d’une rivière, poussaient, entre autres, un bananier, un papayer et un palmiste. Les bananes étaient accessibles à la main, les papayes à l’aide d’une échelle. Chap. XXIV.
Au fond de notre jardin, à l’ombre d’un papayer, nous avions, nous, les enfants, une cabane rien qu’à nous : une ancienne boyerie de vingt mètres carrés équipée d’une table, de quatre chaises et d’un immense coffre à jouets en wengé. Chap. XXXI.
