Compagnie aérienne nationale belge (1923-2001), longtemps opératrice des liaisons entre Bruxelles et Léopoldville/Kinshasa.
Née le 23 mai 1923 avec une mission inscrite dans ses statuts, relier la métropole à sa colonie, la Sabena fut l’une des doyennes du ciel mondial, juste derrière KLM et Avianca. En 1925, le biplan Princesse Marie-José d’Edmond Thieffry atteint Léopoldville au terme d’un périple de cinquante et un jours ; la ligne commerciale régulière ouvre en 1935, et l’axe africain restera la marque de fabrique de la compagnie, au point qu’on disait qu’au Congo tout ce qui volait s’appelait Sabena. Les DC-4 puis les jets raccourcissent Bruxelles à une nuit de vol. La faillite du 7 novembre 2001, la plus grosse de l’histoire de la Belgique, ferme soixante-dix-huit ans de ciel partagé entre les deux capitales.
Dans le roman
Sur ses genoux, Vital serrait son sac Sabena bleu marine. Chap. XXVI.
Elle s’appelait Chantal, lui, c’était Raymond, commandant de bord DC-10 sur Air Zaïre, transfuge de Sabena, la compagnie nationale belge. Chap. LI.
