Coton imprimé à la cire, aux couleurs franches, porté en pagne dans toute l'Afrique.
Le wax naît d'un détour. Au XIXe siècle, les industriels hollandais mécanisent la technique du batik javanais, ces motifs réservés à la cire chaude, pour conquérir le marché indonésien ; Java boude leurs imprimés aux craquelures irrégulières. L'Afrique de l'Ouest, elle, les adopte précisément pour ces veinures, devenues la signature du véritable wax, imprimé à Helmond depuis 1846 par la maison Vlissingen, la future Vlisco. Le tissu prend des noms, porte des messages, habille les grandes occasions et gagne les marchés de Kinshasa.
Dans le roman
Elle a baptisé l'une d'elles la « chambre africaine » : murs ocre, senteur de bois ciré, étoffes wax sur les lits. Chap. XIII.
D'un geste preste, Joséphine tira, d'une liasse rangée dans un pli de son wax, au niveau de la hanche, trois coupures d'un zaïre bientôt placées dans la main rugueuse de Pedro. Chap. XXX.
