Bois tropical très sombre, brun noir veiné de lignes plus claires, utilisé pour les parquets, meubles, boiseries de prestige et sculptures. Aussi appelé : palissandre d’Afrique. Nom scientifique : Millettia laurentii.
L’arbre pousse dans les forêts équatoriales, du Cameroun à la RDC : une trentaine de mètres, une écorce grise qui saigne rouge quand on l’entaille, des fleurs violacées à la saison humide. Son bois est l’un des plus denses et des plus durs d’Afrique, brun-noir zébré de veines claires, imputrescible, insensible aux termites ; l’ébénisterie de prestige, la parqueterie et la lutherie se le disputent, au point que l’espèce est classée en danger par l’UICN depuis 1998. Dans le roman, le wengé est le bois de la mémoire : l’itombwa du sage, le coffre à jouets de la cabane, le bureau de Galli, le plateau de solitaire d’Édith, la boîte à zaïres de l’exil et, au centre de la toute première photo, le meuble rapporté du Congo. Chaque souvenir du livre ou presque dort dans ce bois-là.
Dans le roman
[…] Et je ne vois que la photo. Et dans la photo, ce meuble en wengé, bois du Congo, sombre, dur et dense, aux veines onduleuses. Chap. XVII.
Il posa l’itombwa devant lui, tourné vers Ngalula. L’objet était en wengé. Chap. IV.
À mon départ de Kin, j’avais emporté une petite boîte en wengé remplies de zaïres, que je gardais dans ma chambre à Biarritz. Chap. LIV.
