Rue du quartier de la Gombe, à deux pas du boulevard du 30 Juin, baptisée d’après l’arbre aux fleurs de feu.
Dans le damier de la Gombe, une poignée de rues porte des noms d’arbres : les Jacarandas, les Citronniers, le Cocotier, les Flamboyants. Celle-ci débouche à quelques minutes à pied du boulevard du 30 Juin. Le flamboyant, lui, est l’arbre-incendie des tropiques : à la saison sèche, il perd ses feuilles et s’embrase d’un coup, couronne entière de fleurs rouge et orange, avant de reverdir aux pluies. Planté partout dans la ville coloniale pour son ombre et son spectacle, il a donné son nom à la rue, et la rue est restée.
Dans le roman
Jean portait de grosses lunettes, une mobylette entre ses jambes. Tous les jours, après les cours, Graziella montait derrière lui en jupe, les bras autour de son corps. Il la ramenait chez elle ou chez lui, sans casque, cheveux aux vents, pétaradant avenue des Flamboyants. Si j’avais chevauché une mobylette… Chap. XXIII.
