Gombe

Gombe

Commune centrale de Kinshasa (anciennement Kalina), quartier administratif et résidentiel. Sous la colonisation, c’est le quartier européen par excellence. C’est aussi le nom d’une rivière de Kinshasa, affluent du Congo.

Kalina, la ville des colons aux « villas blanches aux toits rouges », a été rebaptisée Gombe après l’Indépendance, du nom de la rivière qui la borde ; elle est restée ce qu’elle était, le cœur administratif et résidentiel de la capitale, ministères, ambassades, grands hôtels et avenues ombragées. C’est le Kinshasa des nantis, celui que la cité regarde de loin. Dans le roman, la Gombe est d’abord une adresse : l’avenue de l’enfance, son pont de bois sans garde-fous, la 4L blanche garée devant la maison, et, tout au bout, la barza de Galli où vieillissent « les éléphants de la Gombe ».

Dans le roman

Cette maison, que nous habitions dans le quartier du Petit Descartes et de l’École belge, était séparée de l’avenue de la Gombe par une rivière. Il fallait, pour y accéder, franchir un pont de bois sans garde-fous d’une dizaine de mètres. Les voitures brinquebalaient sur ses poutres mal ajustées. Chap. XXXI.

[…] les surnommait « les increvables » ou encore « les éléphants de la Gombe », tant ils bénéficiaient d’une longévité exceptionnelle pour des Blancs d’Afrique arrivés si jeunes. Ils avaient surmonté les guerres, les maladies : variole, malaria, fièvre typhoïde, lèpre, tuberculose, dysenterie, bilharziose, fièvre jaune, syphilis, amibiase, hépatite, maladie du sommeil… et, surtout, ils avaient échappé à la justice. Chap. XXXI.

[…] Elle aurait eu des moments d’absence, le regard plongé vers Kinshasa : Limete, la Gombe, le mont Ngafula, le Cours Descartes… Chap. L.

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Le quartier de la Gombe en orange sur la carte. Infographie : mondecarte.com.
Le quartier de la Gombe en orange sur la carte. Infographie : mondecarte.com.