(1949-2025). Boxeur américain, champion olympique puis champion du monde des lourds, invaincu jusqu’à ce soir de Kinshasa. Le meilleur puncheur de son temps, tombé du sommet au huitième round.
Médaille d’or au jeux olympiques de Mexico en 1968, à dix-neuf ans, un petit drapeau américain brandi sur le ring ; professionnel l’année suivante, quarante victoires sans défaite, dont le titre mondial arraché à Joe Frazier en janvier 1973 à Kingston, six chutes en deux rounds. Kinshasa, en 1974, est la première défaite de sa vie. Trois ans plus tard, après une révélation mystique dans son vestiaire, il quitte le ring et devient pasteur à Houston. Le plus stupéfiant restait à venir : revenu à la boxe après dix ans d’absence, il reprend le titre mondial le 5 novembre 1994, d’une seule droite, à quarante-cinq ans, plus vieux champion des lourds de l’histoire ; et le gril électrique qui porte son nom, vendu à plus de cent millions d’exemplaires, fera du puncheur le plus redouté de son temps un grand-père jovial des télé-achats.
Dans le roman
Georges Foreman était le meilleur puncheur de tous les temps. Il ne bougeait pas beaucoup – Ali l’avait surnommé « la momie » –, mais il cognait dur. Chap. XXIII.
[…] à quatre heures du matin (afin que les Américains pussent suivre le combat), George Foreman, short rouge, et Mohamed Ali, short blanc, se retrouvaient face à face. Chap. XXIII.
L’expérience de George Foreman me fit comprendre que les petits échecs nous préparent à de plus grands. Avant sa rencontre avec Mohamed Ali, il n’avait jamais eu la chance de perdre ; ce fut la première fois, il tomba du sommet. L’étoile massive qu’il était s’effondra en trou noir, anéantie. Si j’avais été autorisé à échouer, enfant, j’aurais mieux géré les gros échecs de ma vie d’adulte. On a tout à gagner à savoir perdre. Chap. XXIII.
