(XVIe siècle). Reine guerrière du royaume du Bénin, première iyoba.
Formée à la stratégie, à la politique et à la médecine traditionnelle, guérisseuse respectée, Idia épouse l’oba Ozolua et donne au royaume du Bénin son futur seizième souverain, Esigie. À la mort d’Ozolua, elle fait triompher son fils dans la guerre de succession, puis mène les guerriers du royaume à la victoire d’Idah, mêlant tactique et rituels de protection. Esigie crée pour elle le titre d’iyoba, lui fait bâtir un palais et sculpter cinq masques-pendentifs d’ivoire à son effigie : dispersés après le sac d’Edo en 1897, exposés de New York à Londres, ils comptent parmi les visages les plus célèbres de l’art africain, jusqu’à servir d’emblème au festival panafricain de Lagos, en 1977.
Dans le roman
Ce visage autoritaire est celui de la reine mère Idia. La face guerrière d’Édith. Chap. IX.
C’est au XVIe siècle, dans les plaines fertiles et les forêts profondes de l’ancien royaume du Bénin, qu’Idia, l’indomptable reine guerrière, bâtit sa légende immortelle. Chap. X.
Son visage apparaît. J’y vois celui d’Idia, la reine guerrière qui fit vaincre son fils. Chap. LIX.
Archives
Il existe, répartis dans le monde, cinq masques-pendentifs originaux représentant la reine mère Idia ; tous sont en ivoire :
- British Museum, Londres, Royaume-Uni.
- Linden Museum, Stuttgart, Allemagne.
- Metropolitan Museum of Art, New York, États-Unis.
- Art Museum, Seattle, États-Unis.
- Collection privée.
