Le grand hôtel de Kinshasa, tour dressée sur la Gombe et inaugurée en 1971 ; aujourd’hui Pullman Grand Hôtel.
Inauguré le 2 octobre 1971 et confié à la chaîne américaine InterContinental, « l’Inter » plante sa tour de vingt-trois étages au bord du fleuve, sur la Gombe : chambres avec vue, courts de tennis, galerie de boutiques et la piscine la plus huppée de la ville. Pendant un quart de siècle, tout ce que Kinshasa compte de pouvoir, d’affaires et de passage s’y croise, jusqu’aux derniers jours du régime : en mai 1997, les dignitaires s’y terrent avant de fuir par le fleuve, et Michela Wrong y plantera le décor de son livre sur l’agonie mobutiste, In the Footsteps of Mr. Kurtz. Redevenu Grand Hôtel de Kinshasa à la fin des années 1990, l’établissement vit aujourd’hui sous l’enseigne Pullman.
Dans le roman
Au bout de quelques mois de leçons familiales, les jeunes initiés conduisaient seuls dans les rues de la capitale, pour aller au cinéma, au tennis, à la piscine, celle de l’Athénée, de la Funa, où nageaient aussi des têtards, ou encore celle de l’Intercontinental, plus chic, mais jamais, au grand jamais, pour se rendre en cours, comme si, dans la transgression validée par les parents, subsistait encore une ligne implicite à ne pas franchir. Chap. XXV.
