Langue véhiculaire du fleuve Congo, parlée notamment à Kinshasa et Brazzaville.
Langue bantoue née sur le fleuve, grandie dans les casernes et les ports, le lingala règne sur les deux capitales : langue de la rue, de l’armée, de la rumba. Souple, directe, gourmande d’emprunts français, elle est la bande-son du quotidien. Qui ne la parle pas reste au seuil : on peut vivre à Kin sans elle, mais on n’y habite jamais tout à fait.
Dans le roman
Je l’ai traitée de « Nyama ! » […] En lingala, ça signifie « animal ». En français, ça fait sourire, mais pour un Zaïrois, c’était l’une des deux pires insultes. Chap. XXII.
Ne m’étant jamais vraiment lié à des Zaïrois, je ne parlais pas couramment le lingala. Je ne connaissais que le vocabulaire nécessaire pour s’adresser aux domestiques : ouvrir l’eau, donne-moi, décapsuleur… Je savais dire aussi : « Nalingi yo. », je t’aime. Mais je ne l’ai dit à personne. Et personne, dans mon enfance, ne s’est adressé à moi en ces mots, pas même en français. Chap. XXV.
Tu seras toujours dans mon cœur, Pedro. Nalingi yo. Chap. XXX.