Matadi

Matadi

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IIIXXVIXXXVXLVILII

Ville portuaire de l’ouest du Congo, sur le fleuve Congo, proche de l’embouchure atlantique. Terminus du chemin de fer venant de l’intérieur, c’est le grand port historique d’exportation des matières premières.

Matadi, « les pierres » en kikongo : la ville est bâtie à flanc de rochers, là où s’arrête la navigation maritime, au pied des cataractes qui interdisent le fleuve aux navires de haute mer. Fondée par Stanley en 1879, elle devient la porte du pays quand s’achève, en 1898, le chemin de fer vers Léopoldville, premier rail d’Afrique centrale, huit ans de chantier à travers les gorges et des milliers de morts parmi les ouvriers recrutés jusqu’à la Barbade et en Chine. Dès lors, tout ce que le Congo exporte descend par le rail jusqu’à ses quais, ivoire, caoutchouc, cuivre, et tout ce qu’il importe y remonte ; le port créé pour vider un pays n’a jamais cessé de le nourrir.

Dans le roman

« À Léo, l’ivoire était repesé, trié, enfermé dans des caisses scellées, marquées au pochoir ou à la craie jaune, puis chargé sur le train pour Matadi. De là, une vingtaine de jours de cargo jusque Antwerpen. Chap. XXXV.

« Je n’ai jamais mis les pieds à Shinkolobwe. J’étais en relation avec des types de l’Union minière : les chiffres, les cargaisons, les bateaux vers Matadi… Direction inconnue… Mais ce n’était pas un mystère. Chap. LII.

Ils [les bras de Robert] étaient toujours chargés d’un cageot de fruits ou de légumes négociés sur un marché de Bandundu, Matadi, Kindu, Goma, Kikwit, Bunia, Bukavu… Chap. III.

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Localisation de la ville de Matadi sur la carte du Congo/Zaïre.
Localisation de la ville de Matadi sur la carte du Congo/Zaïre.
Visite guidée de Matadi.