Poulet local élevé en liberté, à la chair ferme ; son nom lui vient de sa course, ou du vélo qui le mène au marché.
Le poulet bicyclette, c’est le poulet d’Afrique tel qu’en lui-même : petit, nerveux, élevé en liberté, nourri de ce qu’il trouve, vendu vivant au marché. Son nom fait débat, et les deux camps ont raison : il court du matin au soir comme un coureur cycliste, et il voyage vers le marché ficelé au porte-bagages du vendeur. Sa chair, plus ferme et plus goûteuse que celle des poulets d’élevage, demande une cuisson longue et la récompense ; face à lui, le poulet d’importation congelé a reçu le surnom le moins appétissant du continent, le « poulet-morgue ». Des malewa de Kinshasa aux grills de Ouagadougou, le bicyclette reste le poulet des jours où l’on se fait plaisir.
Dans le roman
Pedro hésita. En matière de poisson frit, il préférait le capitaine. Il allait plutôt prendre un morceau de poulet bicyclette. C’était un peu plus cher, mais tant pis : demain ce serait la paye. Chap. XXX.