Petite gargote, échoppe ou cantine de fortune où l’on vend des plats simples et bon marché, souvent en plein air ou sous un abri de planches.
Le malewa est l’institution nourricière de Kinshasa : quelques planches, un feu de makala, des marmites en fonte, un banc, et la ville a sa cantine. On y mange à bas prix le poulet, le tilapia, la chikwangue ; on y bavarde, on y écoute la radio, on y apprend les nouvelles du quartier avant les journaux. Tenu presque toujours par une femme, la mama malewa, il nourrit à midi les travailleurs et, le soir, quiconque descend du fula-fula ; c’est l’économie de la débrouille élevée au rang d’art de vivre.
Dans le roman
Les malewa, ces cantines de fortune, s’alignaient sur le trottoir. Les mama s’activaient dans la préparation des plats. Un parfum de braise flottait dans l’air. Chap. XXX.
Autour de leurs malewa, on bavardait, on échangeait des nouvelles, on écoutait la radio. Chap. XXX.
Pourquoi, au lieu de cela, n’avais-je pas droit de savourer la cuisine des malewa, les plats de la cité ? Chap. XXIX.