Raphia

Raphia

Langue
français
Catégorie
Objets
Image
Chapitres
IVXXVIXXXIXXLI

Fibre tirée des feuilles de palmiers du genre Raphia, utilisée pour fabriquer cordes, paniers, nattes, chapeaux, tissus et parures.

Le palmier raphia pousse dans les zones humides d’Afrique centrale, et tout se prend en lui : la sève, qu’on saigne en vin de palme, et surtout les folioles de ses feuilles immenses, dont on tire la fibre blonde. Séchée, mâchée, torsadée, elle devient corde, natte, panier, toit de case ; tissée sur métier, elle donne les célèbres velours du Kasaï, l’art textile des Kuba. Dans le roman, le raphia est la fibre des deux versants : entre les mains d’Ilonga, il est le geste patient de la survie et l’œuvre d’une vie ; dans la cour de 1906, il est le panier où l’askari jette les mains coupées. La même paille blonde tresse le meilleur et le pire.

Dans le roman

Le raphia séchait à côté d’elle, en longues mèches blondes, tressées par paquets. Elle en prenait une de sa main gauche, la portait à sa bouche, la mâchait pour l’assouplir. Puis, d’un geste patient, elle la faisait glisser entre ses doigts, la torsadant avec la dextérité d’une main qui avait tout appris de la survie. Elle accordait à ses gestes le même soin qu’Édith à sa cuisine. Chap. XXVI.

À travers le torchis fissuré des cases suintait la lueur orangée des foyers. Des feuilles de raphia formaient leurs toits pentus. Chap. XXXIX.

Lorsqu’elle fut assez noircie, l’askari jeta la main dans un panier en raphia, avec les autres. Chap. XXXIX.

Archives

Palmiers raphia. Photo : Andrew Massyn.
Palmiers raphia. Photo : Andrew Massyn.
La fabrication du raphia au Congo.