Yaka

Yaka

Langue
lingala
Catégorie
Mots & expressions
Chapitres
XXXIXXXIXXLIII
Voir aussi

Viens !

Impératif du verbe venir, le plus souvent en formule : yaka awa, « viens ici ». C’est le mot de l’appel, et donc le mot de qui appelle : dans le roman, il n’est jamais dans la bouche des faibles. Le missionnaire de 1906 le lance à l’enfant qu’il emmène, Galli le crie à Vital du haut de son perron, et Cesare, le perroquet, l’a si bien appris à la barza qu’il fait accourir le boy à sa place : l’ordre du maître devenu écho, répété par un oiseau aux ailes taillées. Trois occurrences, trois rapports de force ; le mot dit qui commande.

Dans le roman

Il tirait la petite Ilonga qui freinait de tous ses pleurs. « Yaka, muke ! Yaka ! », ordonnait-il, « Suis-moi, petite ! » Chap. XXXIX.

On l’entendait souvent crier, de chez nous : « Ange ! Yaka awa ! » (« Ange ! Viens ici ! »). Et le pauvre boy accourait au plus vite, puis, se rendant compte de sa méprise, insultait le volatile avec une richesse de vocabulaire impressionnante. Chap. XXXI.

« Vital, yaka awa ! Viens voir ! », cria Galli, debout devant chez lui. « Yaka awa ! », répéta Cesare, sur le perron. Chap. XLIII.