Territoire dont l’État cède l’exploitation à une compagnie privée.
Dans le Congo léopoldien, la concession est la clef de voûte du système : l’État s’est déclaré propriétaire des terres dites vacantes et en cède l’exploitation à des compagnies (l’ABIR ou l’Anversoise pour le caoutchouc, la Forminière pour le diamant, les Huileries du Congo belge pour l’huile de palme, entre autres). Leur pouvoir va bien au-delà du commerce : lever l’impôt en nature, recruter la main-d’œuvre, entretenir des milices, la Force publique venant en renfort quand elles ne suffisent pas. Le principe survivra à Léopold II, sous des formes adoucies, jusqu’à la fin de la colonie.
Dans le roman
— Fine. Bienvenue dans la province du Kwilu. Concession HCB. Territoire de Kikwit. Ses collines verdoyantes, ses cours d’eau poissonneux, ses palmiers sauvages et généreux… Exploitation de Lever Brothers. » Chap. XLIII.
Bye-bye, les investissements étrangers. Les concessions, les filiales, les entreprises locales… toutes les sociétés des Blancs seront soit reprises par des incompétents qui cumuleront les erreurs de gestion, soit confiées à des proches du président qui piqueront dans la caisse. Chap. XXXI.