Force publique

Force publique

Langue
français
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Marques & institutions
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Chapitres
XXVIXXXIXXXVXXXIXXLIIIXLVII

Armée coloniale du Congo, de la conquête léopoldienne à l’indépendance. En néerlandais : Weermacht.

Voulue par Léopold II dès 1885 et organisée par décret en 1888, armée de conquête, gendarmerie et garde des concessions tout à la fois, la Force publique fait respecter les quotas de caoutchouc, réprime les révoltes et tire sur les foules jusqu’aux dernières années de la colonie. Les askaris qui en forment la troupe, souvent recrutés de force, sont employés loin de leur région d’origine, pour que rien ne les lie aux populations qu’ils encadrent ; les sous-officiers sont européens, les grades d’officiers réservés aux Belges. Elle combat aussi hors du Congo, jusqu’en Éthiopie pendant la Seconde Guerre mondiale. En juillet 1960, quelques jours après l’Indépendance, la mutinerie de ses soldats contre leurs officiers belges précipite le pays dans la crise ; rebaptisée Armée nationale congolaise, elle reste au cœur du pouvoir.

Dans le roman

C’était un ancien adjudant de la Force publique, la milice d’État créée à l’époque léopoldienne. Chap. XXXI.

— Veiller au respect des quotas… sinon punir au hasard. C’était le rôle de la Force publique… C’était ma mission… C’était l’EIC. » Chap. XXXIX.

À quelques mètres, les tambours grondaient sur les gradins du stade Roi-Baudouin… Vingt mille supporters de foot envoûtés qui hurlaient à gorge éraillée. La Force publique tirait en l’air pour disperser les manifestants. Chap. XLVII.

Archives

Soldats de la Force publique au Fort de Shinkakasa à Boma, État indépendant du Congo, vers 1900. Photo : anonyme.
Soldats de la Force publique au Fort de Shinkakasa à Boma, État indépendant du Congo, vers 1900. Photo : anonyme.