Quartier européen de Léopoldville, siège de l’administration ; l’actuelle Gombe.
Le nom vient d’un lieutenant austro-hongrois au service de l’Association internationale africaine, Ernest Kallina, noyé dans le fleuve fin 1882 près de la pointe qui portera son nom. Quand Léopoldville devient capitale, par le décret de 1923, c’est sur la pointe de Kalina que s’installent le gouvernement général, puis les villas, les jardins, les ambassades. La ville coloniale s’y invente en miroir : d’un côté Kalina, blanche, goudronnée, balayée ; de l’autre « la cité », indigène, où les travailleurs congolais sont consignés la nuit. En 1971, l’authenticité efface l’officier : Kalina devient la Gombe, du nom de la rivière. Les villas, elles, n’ont pas déménagé.
Dans le roman
Ils poussèrent même jusque dans « la cité ». C’est ainsi qu’on désignait les quartiers populaires. La « cité indigène » avait été créée à l’époque coloniale pour loger les travailleurs congolais qui devaient y rester cantonnés de 21 heures à 4 heures du matin, tandis que l’autre partie de la ville, appelée Kalina, était réservée au centre administratif et aux quartiers résidentiels des colons, avec leurs villas blanches aux toits rouges et leurs routes goudronnées entre les trottoirs balayés. Chap. XXV.