Marque de cigarettes zaïroise, forte, rustique et bon marché : la cigarette du peuple de la cité, vendue à l’unité aux coins de rue.
Elle emprunte son nom à l’okapi, l’animal emblème du pays, comme la Primus emprunte le sien au latin : au Zaïre, la marque nationale se pare de ce que le pays a de plus rare. Dans une ville où la cigarette est un marqueur social immédiat, l’Okapi occupe le premier barreau de l’échelle, celui des taxis, des soldats, des ouvriers et des domestiques ; au-dessus viennent la Belga des anciens colonisés, la Sportsman de la classe moyenne, la 555 des élites. On l’achète par une, par deux, par trois, jamais par paquet.
Dans le roman
Ensuite, Pedro se calait dans sa chaise basse en planches de palette inclinée vers l’arrière, et allumait l’une des trois cigarettes Okapi qu’il avait achetées sur le chemin. Chap. XXX.
Okapi, forte et rustique, très bon marché, était la marque locale, la cigarette du peuple de la cité : taxis, soldats, ouvriers, domestiques, marchands ambulants… Je revoyais Pedro tirant sur son Okapi sous la lune : un petit point rouge rassurant dans la nuit. Chap. LV.