Père blanc

Père blanc

Langue
français
Catégorie
Mots & expressions
Chapitres
LII

Missionnaire de la Société des missionnaires d’Afrique, à l’habit blanc.

L’ordre naît à Alger en 1868, fondé par le cardinal Lavigerie. Ses prêtres adoptent la gandoura et le burnous blancs du Maghreb, le rosaire en sautoir : le surnom leur reste, venu de l’habit et non de la peau. Lavigerie leur fixe trois consignes : parler la langue des gens, manger leur nourriture, porter leur habit. Au Congo, ils remontent les lacs de l’Est dès les années 1880. Ils ouvrent des missions, des écoles, des dispensaires ; ils apprennent les langues, compilent grammaires et dictionnaires. Dans la colonie, le père blanc est l’une des trois figures du pouvoir, avec l’administrateur et l’agent des compagnies. Beaucoup restent après l’indépendance, vieillissant dans leurs paroisses, mémoire vivante des deux mondes.

Dans le roman

« Mise de départ : une capsule, pas plus, déclara Van der Meersch, sinon l’ami Auguste va devoir hypothéquer son modeste presbytère. — Dieu joue-t-il aux cartes ? demanda Karamandis. — Non, mais il connaît la fin de la partie, répondit le père blanc, en poussant vers le centre une capsule de Primus. Et il voit le cœur des hommes. Chap. LII.

Archives

R.P. Amaat Vyncke, père blanc, et Charles Faraghit, Mission du Marungu, Haut-Congo, 1882. Photo anonyme.
R.P. Amaat Vyncke, père blanc, et Charles Faraghit, Mission du Marungu, Haut-Congo, 1882. Photo anonyme.